jeu 12 juil 2007
"Le Secret de Maître Bonnavaud"
Par François TETEVIDE in LIVRES← Programme de la Fête Nationale du 14 Juillet 1934 | 14 Juillet 1934 →
En 1933, était publié aux Editions GEDALGE, un ouvrage intitulé "Le Secret de Maître Bonnavaud" signé par Mme Pelletier... et cet ouvrage commence à Aubusson.

"Le Secret de Maître Bonnavaud" se déroule dans notre commune aubussonnaise en Mars 1470, et conte le duel tapissier sous le regard bienveillant de Maître Bonnavaud (aussi Maire de la Ville) que vont se livrer Gilbert Louradoux et Michel Legoueix (amis d'enfance) pour la venue du Roi Louis XI qui a commandé un "prie-Dieu en tapisserie à la Maîtrise d'Aubusson". Une récompense de cinq mille livres étant offerte au meilleur des deux ouvriers. Qui l'emportera : L'amitié fraternelle qui unit ces deux compagnons ou l'obsession aveugle de la volonté de réussir ?

Récit certes naïf et très moraliste aux illustrations tout aussi naïves plutôt destiné à un jeune lectorat demeure tout de même fort intéressant pour le lecteur adulte, car l'auteur nous imprègne de cet univers de la Tapisserie qui nous est si cher par la technique quelque peu abordée mais aussi par cette profession unitaire et solidaire… De plus l'auteur devait assez bien connaître Aubusson, pour les lieux cités "Rue Franche, Quai Vaveix, le Chapitre, Rue Goujon-Frit (?!?!)…" et de plus reprend la théorie que les Arabes s'installèrent en 732 à Aubusson : "Ils (les Arabes ) ces teintures avec l'eau de la Creuse et trouvèrent que eau donnait une fixité et un éclat, jamais obtenus encore, à leurs couleurs. … les gens du pays apprirent d'eux à teindre et à tisser les laines."

Il est tout de même fort surprenant que cet ouvrage soit tombé dans les limbes de l'oubli et mériterait une fois de plus une réédition autant pour la sauvegarde du patrimoine littéraire locale et pour la sensibilisation à l'univers de la Tapisserie.


"Le Secret de Maître Bonnavaud" se déroule dans notre commune aubussonnaise en Mars 1470, et conte le duel tapissier sous le regard bienveillant de Maître Bonnavaud (aussi Maire de la Ville) que vont se livrer Gilbert Louradoux et Michel Legoueix (amis d'enfance) pour la venue du Roi Louis XI qui a commandé un "prie-Dieu en tapisserie à la Maîtrise d'Aubusson". Une récompense de cinq mille livres étant offerte au meilleur des deux ouvriers. Qui l'emportera : L'amitié fraternelle qui unit ces deux compagnons ou l'obsession aveugle de la volonté de réussir ?

Récit certes naïf et très moraliste aux illustrations tout aussi naïves plutôt destiné à un jeune lectorat demeure tout de même fort intéressant pour le lecteur adulte, car l'auteur nous imprègne de cet univers de la Tapisserie qui nous est si cher par la technique quelque peu abordée mais aussi par cette profession unitaire et solidaire… De plus l'auteur devait assez bien connaître Aubusson, pour les lieux cités "Rue Franche, Quai Vaveix, le Chapitre, Rue Goujon-Frit (?!?!)…" et de plus reprend la théorie que les Arabes s'installèrent en 732 à Aubusson : "Ils (les Arabes ) ces teintures avec l'eau de la Creuse et trouvèrent que eau donnait une fixité et un éclat, jamais obtenus encore, à leurs couleurs. … les gens du pays apprirent d'eux à teindre et à tisser les laines."

Il est tout de même fort surprenant que cet ouvrage soit tombé dans les limbes de l'oubli et mériterait une fois de plus une réédition autant pour la sauvegarde du patrimoine littéraire locale et pour la sensibilisation à l'univers de la Tapisserie.



Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:11
On le trouve encore assez facilement sur des sites de vente aux enchères comme eBay ou PriceMinister (je ne veux pas faire de pub mais donner des indices pour ceux qui souhaiteraient l'acquérir
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:15
Des noms de lieux, mais aussi des noms de famille bien du pays
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:18
Tout à fait Gam mais comme je n'y ai trouvé ni de Saintrapt, ni de Varieras, ni de Tindilière, ni de Tetevide... je n'ai pas souhaité le signaler, trouvant cela tout à fait secondaire
(j'aime quand je fais des commentaires comme celui là; les lecteurs doivent se dire mais pour qui se prend t'il ? 
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:21
François est gentil dans son billet, il me laisse dire ce que j'ai trouvé sur ce texte : je lui ai expliqué l'autre jour que sa trouvaille était trés intéressante puisque la "Mme Pelletier" en question, c'est le nom d'épouse de Léa Védrine et dont le nom d'écrivain le plus connu est Georges Nigremont, auteur du célèbre "Jeantou le maçon creusois" mais aussi de "Jean Parizet Tapissier d'Aubusson" ou "Aubusson, Une ville déchirée"...
ce Roman date de 4 ans avant Jeantou et n'est visiblement pas référencé comme oeuvre de G. Nigremont.
Encore une fois, le blog rend à César ce qui appartient à...
www.saintrapt.com/aubusso...
www.saintrapt.com/aubusso...
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:29
Effectivement en page de titre, à l'intérieur il est noté :
L. PELLETIER-VEDRINE
sinon (là coup de pub volontaire : Jeantou le maçon creusois" a été réédité chez Lucien Souny en poche à un prix tout ce qu'il y a d'abordable...
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:31
et puis si on regarde sa bibliographie, la boucle est bouclée : elle commence par Aubusson avec "Le Secret de maitre Bonnavaud et finit avec "Aubusson, la Ville Déchirée"...
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:41
Au fait, n'est ce pas une boulette de la part de l'auteur de dire que Maître Bonnavaud est maire de la commune d'Aubusson alors que l'histoire se déroule en 1470 (et pas 1740 comme je l'ai écrit dans l'article, François dyslexie, dyslexie...) --( NDLR : rectifié dans l'article)-- ????
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:48
JN m'a coupé l'herbe sous le pied, j'allais préciser le nom de cet auteur, ce qui est plus étonnant c'est que Carriat n'en parle pas (du livre bien sur) dans son dictionnaire des auteurs du pays creusois. Il est en vente effectivement sur Ebay mais dans un état qui ne justifie pas son prix.
Le jeudi 12 juillet 2007 à 09:59
Une réédition, une réédition... il a plus de 70 ans cet ouvrage... nom de zeus mais que fait Images Innées ?...
Le jeudi 12 juillet 2007 à 11:18
J'ai vérifié aussi Frédéric, c'est par ça aussi que je disais que le texte était inexistant dans la bio de Nigremont..
Encore une belle révélation à mettre à l'actif du blog.. chapeau François !
Le jeudi 12 juillet 2007 à 13:34
On apprécie Léa , Georges , VEDRINE , PELLETIER , NIGREMONT etc... parce qu' elle nous parle de nos localités , de nos habitudes , de nos métiers locaux , en évoquant souvent des patronymes qui nous sont familiers !... Et ça , ça marche à tous les coups !... Ses livres ne sont pas dénués d' intérêt , parce qu'ils valorisent et font partie de notre patrimoine . Certes , ils s' adressent aux plus jeunes... sans prétention littéraire ! Heureusement d' ailleurs parce que le style , moi , c' est pas ma tasse de thé !... Mais bon , mes goûts , aprés tout , n' étant heureusement pas une référence
En tout cas François , il a l' air sympa ce petit bouquin !... Bonne pioche !
Le jeudi 12 juillet 2007 à 17:39
Pour moi pas de doutes : "une petite maison aadossée aux rochers qui font une crête menacante à la ville" ça ne peut qu'etre le quai Vaveix ! Y'a qu"à voir de ma fenetre comme ils sont menacants les rochers.
Par contre "petite maison", elles me semblent toutes grandes dans ce coin, mais en 1470 ....
Le jeudi 12 juillet 2007 à 22:55
SP effectivement c'est au Quai Vaveix qu'habite un des 3 personnages centraux du récit...
Le jeudi 12 juillet 2007 à 23:12
Allez comme vous avez été sage, je vous en offre un extrait :
"Certes, il y avait bien de la différence entre la cité active et déjà populeuse qu'habitaient nos gens, et le pauvre bourg où arriva en 732, la petite troupe des Arabes qui devaient lui donner sa célébrité. C'est, en effet, à cette date importante dans l'histoire que remontait la ville des tapissiers.
Quand les Arabes, venus d'Espagne pour conquérir le monde et obéir à Mahomet, eurent été arrêtés à Poitiers par l'armée des Francs, tous ceux qui restaient vivants, dispersés, chassés par leurs vainqueurs, ne repassèrent pas les Pyrénées.
Epuisé par les longs voyages et les souffrances, un petit groupe de Maures, parmi lesquels il y avait des femmes, des enfants, arriva, traînant quelques chevaux aussi pitoyables qu'eux, dans cette vallée du pays de Marche. Intelligents et industrieux, prévoyants aussi, ils avaient pu emporter avec eux quelques laines, quelques poudres propres à la teinture qui leur servaient chez eux à la confection de merveilleux tapis.
Pour vivre, durant leurs haltes, ils continuaient, achetant des laines, les teignant, à tisser des tapis qu'ils vendaient. Ils firent ces teintures avec l'eau de la Creuse et trouvèrent que cette eau donnait une fixité et un éclat, jamais obtenus encore, à leurs couleurs. Les laines s'achetaient pour rien dans ce pays de pâturages et de troupeaux. Le village d'Aubusson où les fugitifs s'arrêtèrent était accueillant. Les Arabes y montèrent leurs métiers, y restèrent. Les gens du pays apprirent d'eux à teindre et à tisser les laines. Les beaux tapis se vendirent au loin. Ce fut la richesse là où on était pauvre auparavant. Le village se peupla, devint ville. Des moines y fondèrent un couvent, le Chapitre, dont les ruines sévères dominent encore la Creuse. Les Arabes disparurent, l'art qu'ils avaient apporté de l'Orient demeura, faisant d'Aubusson la ville célèbre des tapis."
Le jeudi 12 juillet 2007 à 23:23
Allez tiens , puisqu' on est dans les devinettes , Dans " Hyacinthe " d' Assollant , où Aubusson devient " Creux-de- Pile " , où donc situer ce quartier ? :
( ... Tous les " principaux de la ville " , comme dirait le secrétaire de la sous-préfecture , habitaient cet heureux quartier , le seul où chaque maison eût son jardin , et , au bas du jardin , la rivière ).
Le vendredi 13 juillet 2007 à 07:57
Dis François, l'édition présentée dans l'article c'est celle de 1937 et pas 1933 ???
Le vendredi 13 juillet 2007 à 08:26
Exact... c'est la 2nde édition (et dernière apparement)... et cette couve est plus agréable que la 1ère de par son illustration...
Le samedi 14 juillet 2007 à 00:20
Que fait Images Innées ? Et bien elle est rentrée en contact avec Les Ardents Editeurs et les Editions Souny pour leur rappeler l'existence de cet ouvrage et leur signaler qu'une réédition serait le bienvenu... L'un ou l'autre va t'il suivre ? A suivre donc...
Le dimanche 15 juillet 2007 à 23:36
Réponse à Dominique (commentaire 15) :
Il n'y a pas beaucoup d'endroits où l'on pouvait avoir à la fois le jardin et la rivière en ville et cela rejoint curieusement un travail que je préparais :
Pour moi, évidemment c'est "LA" RUE dont il parle, celle des tanneurs..
C'est depuis ton énigme d'il y a quelques temps (les initiales et l'année au dessus d'une porte du quartier, rue de l'Escarpe) que je me suis mis a lister les inscriptions du même type et de la même époque dans ce quartier et c'est assez étonnant..
Je vous montre ça dans quelques jours je pense, mais ça confirmerais bien l'idée des "principaux de la ville" qui ne pouvaient s'empécher d'inscrire leurs initiales sur le fronton de leur porte...
Et puis on sait qu'Assollant cite cette rue dans d'autres textes... et que la sous-préfecture est en face.
Sinon ? la Terrade ? Ce qui pour Assollant aurait une cohérence... mais le coin n'avait pas l'image d'un quartier de "principaux de la ville"..
Le mercredi 18 juillet 2007 à 18:11
Et ça, on recoupe le texte de Pelletier (sympa) :
"Là, nulle bataille, nul prince, nul monument historique. Cette terre d'un aspect admirable, mais stérile, granitique et à demi déserte, n'a jamais attiré les regards de personne. Ni les Romains, ni les Visigoths, ni les Francs ne l'ont habitée. A peine quelques Sarrazins, débris de l'armée d'Abdérame et fuyant devant Charles-Martel, ont-ils obtenu de la pitié des Celtes de fonder une ville sur les bords de Creuse. Sauf, cette exception, qui était due à la générosité des habitants du pays et non à la conquête, nulle race étrangère n'a planté ses tentes sur ces roches."
(Un Mariage au couvent - Chapitre VI)
Alfred Assollant
Le mercredi 18 juillet 2007 à 18:40
Si mes souvenirs sont exacts , une partie de l' action de ce roman d' Assollant se passe à Blessac ?
Le mercredi 18 juillet 2007 à 18:56
Exact... Felletin est cité aussi... mais reçu ce jour de Hollande donc pas encore lu...
Le mercredi 18 juillet 2007 à 21:00
oui avec une très belledescription du Chateau... sinon le Couvent des Recollets est cité...
Le jeudi 19 juillet 2007 à 09:22
donc l'action se déroule en Creuse et à Paris, Diderot a l'air d'être un personnage ayant son importance danqs l'ouvrage... et un clin d'oeil volontaire ou pas... de la part d'Assollant... une rue parisienne est cité : Rue des Gravilliers et qui habitait rue des Gravilliers ? Alfred Roseleur...
Le lundi 4 juin 2012 à 12:48
toute ma famille paternelle est creusoise mon pére était né à royères il y a 2 hameaux qui portenet le nom de bonnavaud un au norc de guéret commune de glénic l'autre à l'ouest de bourganeuf commune de monbouchet Salutations .
Le lundi 11 juin 2012 à 12:47
Bonjour,
Je recherche des informations sur une troupe de théatre amateur,avant et pendant la guerre de 39-45 et où jouait ,entre-autres,un jeune journaliste du Mémorial de la Marche,prénommé Pierrot.
Merci.
Cordialement.